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La grande histoire du papier peint Episode 2

Sorain et Styles Bordeaux poursuit son récit de l’épopée du papier peint. Appellation trompeuse… car en dépit de son nom, le papier peint est imprimé. Le terme né à la fin du XVIIIe siècle, serait une survivance des somptueux papiers rapportés de Chine et peints à la main. L’industrie naissante du papier peint s’est sans doute appropriée l’expression en même temps qu’elle s’est inspirée de son art. Un art qui en l’espace d’un siècle va s’exposer et exploser !

 

 

Jusqu’au XIXe siècle le terme n’est pas fixé et l’on parle aussi bien de papier peint que de papier tenture. Son essor accompagne l’évolution de la société française, ses modes de consommation et les transformations de son habitat. Les classes aisées aspirent à un plus grand confort et à plus grande intimité. Les bâtiments sont mieux isolés et mieux chauffés, l’humidité est réduite, conditions nécessaires pour utiliser ce nouveau matériau. Les petites pièces avec des usages spécifiques font leur apparition en opposition aux grandes pièces d’apparat hérité du siècle précédent. Aux lourdes tapisseries on préfère les nouveaux décors que sont les indiennes et le papier peint. Plus économique, plus facile d’emploi, offrant une grande diversité de motifs et s’adaptant aux variations de la mode, le papier peint s’impose rapidement comme un moyen de décor plébiscité par tous.

 

Un savoir-faire venu d’Angleterre

En France, les artisans façonnent en profusion du papier dominoté colorié au pochoir mais ne connaissent pas encore le savoir-faire des Britanniques. D’abord la technique du flocage, les fameux papiers « en tontisse » qui enrichit le papier de poussière de laine procurant un aspect d’étoffe. Puis arrivent les feuilles imprimées à la détrempe, raboutées et présentées en rouleau de 10 mètres, une révolution pour orner les murs ! Cette longue bande de papier rencontre un succès grandissant auprès d’un public toujours plus ample. Dans un article décrivant le processus d’impression, l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert participe à populariser ce nouvel art décoratif. Le papier peint gagne les murs et entre dans les mœurs.

Jean Baptiste Réveillon, un grand nom

1760 sonne la date de la première production française. A la faveur de la guerre de 7 ans, les importations des papiers peints fabriqués à Londres sont stoppées. Un importateur du nom de Jean Baptiste Réveillon s’approprie alors les techniques anglaises et les développe. Réveillon embauche les meilleurs artistes de l’époque et fait fortune. Ses créations rencontrent un véritable engouement jusqu’à être exportées dans les riches foyers américains. La reine Marie-Antoinette de son côté participera à lancer cette nouvelle mode de décors en choisissant de tapisser le Petit Trianon de papier peint. Avec son sens aigu des affaires et de la publicité, Réveillon va même décorer les premiers ballons de son ami Montgolfier ! Sous son influence, le marché français prend de l’ampleur. On dénombre une cinquantaine de manufactures, le marché est en plein essor. Mais la révolution va stopper l’élan de cette industrie naissante. Et il faudra attendre la fin de la Terreur pour que Paris redevienne la capitale du luxe. Mais surtout l’avènement du Second Empire avec son vent de modernité pour transformer cet artisanat en industrie.

 

Les papiers peints haut de gamme Bordeaux décrypteront le mois prochain les grands courants de créations qui vont traverser le XIXe siècle. Et nous transporter jusqu’à nos jours avec une nouvelle vague de designers portés par l’arrivée du numérique. L’aventure du papier peint se poursuit et annonce de nouveaux défis et grandes réalisations !

 

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sylvie huet

Sylvie
Conseillère couleur
Sorain et Styles
48 rue Bouffard Bordeaux